Un sommet pour se concerter sur de nouvelles mesures d'austérité

Communiqué
18/01/2012

En guise de sommet « social », c'est en fait le patronat, avec d'un côté sa porte-parole officielle, Parisot, et son autre porte-parole, officieux celui-là , Sarkozy, qui a convoqué à l'Elysée les dirigeants des confédérations syndicales pour les informer de ses exigences. Il s'agit en fait de leur communiquer le contenu d'un nouveau plan de rigueur, avec le projet, déjà annoncé, d'une TVA « sociale », ce qui signifie une hausse généralisée des prix qui touchera de plein fouet les classes populaires. Cette hausse de la TVA pourrait être accompagnée d'une baisse des charges, c'est-à -dire de nouveaux cadeaux au patronat. Le tout est justifié par un « coût du travail » qu'il faudrait réduire. Mais c'est le travail qui produit la richesse : les travailleurs ne « coûtent » pas, ils rapportent. Il y a en revanche un « coût » qui mériterait d'être diminué, celui des dividendes distribués aux actionnaires : 37 milliards d'euros pour les seules entreprises du CAC 40, au titre des profits de 2011. Il n'y a rien, rien de rien, à attendre de bon pour les classes populaires de cette rencontre désormais rituelle, sinon de nouvelles mesures dirigées contre elles, comme à chacun des sommets précédents. Et je souhaite que le monde du travail y réponde avec toute la colère et la détermination que mérite cette mascarade.

Nathalie ARTHAUD