Quand le président des riches joue au « candidat du peuple »

Communiqué
23/02/2012

Sarkozy a fait hier de nouvelles « promesses ». Supprimer la prime pour l'emploi et réduire les cotisations pour les bas salaires ? Cela revient, au mieux, à déshabiller Pierre pour habiller Paul. Les patrons seront reconnaissants à Sarkozy de ne surtout pas promettre d'augmentation de salaire qui soit prise sur les profits.

Obliger les bénéficiaires du RSA à travailler sept heures par semaine ? Mais le RSA, créé sous Sarkozy, se voulait précisément un revenu d'« activité ». Et toutes ses rodomontades démagogiques contre l'« assistanat » ne peuvent dissimuler la hausse dramatique du chômage.

Quant à faire fixer les salaires des PDG non par les conseils d'administration mais par les assemblées d'actionnaires - où les actionnaires majoritaires, déjà présents dans les conseils d'administration, sont prépondérants -, une telle promesse ne pourra plaire qu'aux candides et elle amusera les PDG des grandes sociétés, qui dormiront tranquilles pour leurs 1 000, 2 000 voire 9 000 euros par jour.

Menteur invétéré, Sarkozy est en outre un bien piètre bonimenteur.