Le show réactionnaire de Sarkozy à Villepinte

Communiqué
12/03/2012

Aux abois dans les sondages, Sarkozy emprunte une fois de plus le langage de Le Pen.

Dénoncer les accords de Schengen ? Cela veut dire que la France remettrait des policiers à chaque bout de frontière et transformerait non seulement l'Europe mais aussi l'hexagone en forteresse pour les étrangers ? Ce plaidoyer pour les barbelés et les murailles est non seulement infâme pour ceux qui risquent leur vie pour échapper à la misère, il est en outre ridicule. Quant aux capitaux, aux marchandises ou aux flux financiers, ils seront toujours libres de circuler comme l'entendent les capitalistes et les spéculateurs.

Le couplet protectionniste ? Il n'abusera que les naïfs : d'Arcelor à PSA, en passant par la BNP et la Société Générale, les premiers responsables de la crise, du chômage et des licenciements sont ici. Et les amis capitalistes de Sarkozy tirent assez profit de la mondialisation pour ne pas vouloir d'entraves à leurs affaires.

Quant aux travailleurs victimes du chômage, des licenciements et de la course au profit des capitalistes, Sarkozy n'a rien à leur dire, si ce n'est leur tenir le langage du mépris : dénoncer les fraudeurs aux allocations, les « assistés », les « étrangers qui viennent pour bénéficier des prestations », alors que les hauts revenus et les « entrepreneurs », ceux qui ont bénéficié de toute l'assistance de l'Etat, ont eu droit à des félicitations pour leurs « mérites ».

Après avoir servi les riches pendant cinq ans, Sarkozy n'a qu'un message : revotez pour moi et je ferai pareil, je ferai pire pendant cinq ans de plus ! Eh bien, que les riches votent pour lui ; les travailleurs savent à quoi s'en tenir !

Nathalie ARTHAUD