La zone euro dans la tourmente capitaliste

Communiqué
02/11/2011

Les Bourses ont dévissé hier en réaction à l'annonce faite par le Premier ministre grec Papandréou de la tenue d'un référendum sur le plan de « sauvetage » européen. Ce sont les banques dont le cours a le plus baissé : les différents plans d'austérité imposés aux Grecs depuis deux ans visent d'abord à les rembourser, elles.

L'annonce d'un référendum par Papandréou qui, jusque maintenant, se contentait de faire donner la matraque contre ceux qui contestent sa politique servile vis-à-vis des banques et des grandes puissances, n'est qu'une manœuvre politicienne. Il y a mille et une manières de piper un référendum dans la formulation des questions. Ici, en France l'électorat est bien placé pour savoir que même lorsque le « non » l'emporte, les dirigeants savent ne pas tenir compte de l'avis exprimé.

L'agitation que l'annonce de Papandréou a déclenchée dans le milieu financier tourne cependant en ridicule la dérisoire prétention de Sarkozy et de ses semblables de maîtriser un marché financier incontrôlable.

Cela démonte aussi le mensonge qui consiste à rendre le peuple grec responsable des crimes des banquiers spéculateurs. Les exploités grecs payent déjà aux usuriers capitalistes par des emplois supprimés, des salaires baissés, des retraites amputées. Le plan que veulent leur imposer Sarkozy et Merkel ne vise pas à les sauver mais à les enfoncer.

Les classes populaires grecques ont dû se battre, et se battent depuis un an, même simplement pour que leurs dirigeants consentent à leur donner la possibilité de s'exprimer dans un référendum pourtant inévitablement pipé. Et elles auront à continuer pour refuser les mesures d'austérité calamiteuses qui leur sont imposées dans le seul but de rassurer les groupes financiers usuriers.

Les attaques violentes contre les exploités grecs montrent notre propre avenir ici, en France. Cette politique ne pourra que s'aggraver si on les laisse faire. Solidarité avec les exploités grecs !

Nathalie ARTHAUD