La Réunion : le gouvernement et ses représentants craignent la colère populaire

Communiqué
24/02/2012

Après une troisième nuit d'émeutes à La Réunion, je tiens à exprimer ma solidarité avec la population pauvre de cette île ravagée par le chômage et la vie chère.

Les gouvernants qui n'ont à la bouche que des grands mots sur « l'égalité républicaine » entre la métropole et l'outre-mer ne semblent pas s'offusquer du fait qu'à La Réunion, plus de la moitié de la population vive en dessous du seuil de pauvreté, que le chômage y atteigne 60% chez les jeunes de moins de 25 ans, et que les produits alimentaires y coûtent 36% de plus qu'en métropole.

Sarkozy dépêche à La Réunion des bataillons de gendarmes mobiles parce qu'il craint la colère populaire. Mais faire donner la matraque ne mettra pas fin au chômage, plus catastrophique encore en Outre-mer qu'en métropole, et n'arrêtera pas les hausses de prix. La colère continuera à exploser.

Ce que je souhaite, c'est que les travailleurs, la population pauvre prennent de plus en plus leur part dans les luttes et mettent en avant les objectifs qui leur permettent de faire face : contre le chômage, l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, la création par l'Etat d'emplois utiles. Il faut imposer également le contrôle sur les comptes et sur les prix des grandes sociétés de distribution, responsables de la vie chère, et indexer les salaires sur l'inflation.

Nathalie ARTHAUD