Avec ou sans Sarkozy, les mêmes luttes à mener

Communiqué
09/03/2012

Sarkozy a donc annoncé qu'il « quitterait la politique » s'il était battu. Il nous a tellement habitués aux mensonges qu'on ne le croira que quand on le verra. Mais s'il tient sa promesse, des millions de travailleurs se diront : bon débarras !

Si Sarkozy quitte la carrière politique, il retrouvera son prestigieux cabinet d'avocat, son argent, son train de vie à Neuilly au milieu de ses amis les grands bourgeois. Il n'a aucune chance de connaître le sort des travailleurs licenciés ou des chômeurs victimes du « non-remplacement » d'un fonctionnaire sur deux.

Alors oui, le retrait de Sarkozy ravira tous ceux qu'il a piétinés pendant des années. Mais il ne résoudra aucun des problèmes du monde du travail. Quel que soit le prochain locataire de l'Élysée, ce sera un homme qui agira en « responsable » vis-à-vis de la bourgeoisie, c'est-à-dire en ennemi des travailleurs. Qui se donnera comme objectif de payer la dette avec l'argent de la population, et qui continuera à arroser de subventions le patronat licencieur.

Avec ou sans Sarkozy, seules des luttes massives permettront au monde du travail de faire valoir son droit à l'existence.

Nathalie ARTHAUD