Après l'émission de Sarkozy : <br> Plus démagogue que lui tu meurs

Communiqué
11/02/2011

La prestation de Nicolas Sarkozy donnait à penser à ces rediffusions, qu'on passe et repasse aux téléspectateurs jusqu'à la nausée.

Le président de la République, dans ce prétendu dialogue avec les Français qui a surtout tourné au monologue présidentiel, nous a fait cette fois encore une véritable démonstration de démagogie qui commençait, comme par hasard, par un long couplet sécuritaire qui lui a permis de se vanter de ses exploits de shérif en chef, des années durant, comme ministre de l'Intérieur, puis comme chef de l'État.

Face à la colère de l'ensemble de l'appareil judiciaire, il a une fois de plus répété qu'il se plaçait du côté des victimes, jouant au personnage qui avait du cœur, face à des institutions qui, elles n'en avaient pas.

Face aux questions concernant directement le sort des travailleurs, le chômage et les retraites, il a bafouillé quelques chiffres, invérifiables, tendancieux et parfois faux, pour expliquer qu'il avait réussi à éviter le pire.... pour les industries, autrement dit pour les industriels. Il a ânonné quelques attaques contre les 35 heures. Il a surtout insisté sur le fait qu'il n'entendait pas défendre les salariés sous statut (entendez ceux de la Fonction publique) qui avaient, selon lui, le privilège de garder leur emploi à la différence des salariés du privé qui ne bénéficiaient pas de cette stabilité. Drôle de manière de prendre la défense des salariés en les dressant les uns contre les autres. Il a esquivé les réponses sur la pénibilité du travail par une pirouette, en expliquant que la véritable pénibilité, c'était le chômage. Sauf qu'avec lui et son gouvernement, nombre de salariés cumulent dans leur carrière la pénibilité au travail et celle du chômage.

Par contre il n'a pas évoqué les vrais privilégiés, ses amis, ceux qu'il côtoie sur leur yacht ou dans leurs salons, les Bolloré et autres Bettencourt.

Sarkozy a montré aux classes populaires qu'il était toujours dans le camp des riches, ce qui n'est pas un scoop, et que cette émission n'était qu'un des moments de sa campagne pour l'élection de 2012.

Nathalie ARTHAUD