Finance

Faut-il réduire les dépenses publiques pour rembourser la dette ?

Quand les partisans de l’austérité budgétaire parlent de diminuer la dépense publique, ils proposent comme Fillon de réduire le personnel dans les écoles, dans les hôpitaux... Par contre, ils ne remettent jamais en cause les milliards versés au grand patronat sous différentes formes. Contrairement à ce qu’ils prétendent, leur politique ne consiste pas à sauver les finances de l’État, mais à réserver une part de plus en plus grande de la dépense publique à la bourgeoisie. C’est un choix de classe !

Avec les 48 milliards d’euros versés aux entreprises entre 2013 et 2015 au titre du CICE, l’État aurait pu créer au moins 500 000 emplois à 1 800 euros net mensuels. Chaque année, les exonérations fiscales, les réductions de cotisations sociales et les aides diverses distribuées aux entreprises représentent plus de 150 milliards d’euros.

L’État doit cesser de financer les profits de la bourgeoisie et utiliser l’argent public pour créer des emplois dans tous les services publics qui répondent aux besoins les plus essentiels de la population.

Contre le gangstérisme de la finance, exproprier les banques

Après la crise financière de 2008, tous les chefs d’État avaient dénoncé les banquiers et le comportement irresponsables des spéculateurs qui avaient mené l’économie mondiale au bord du gouffre. Ils ont pourtant tous versé des milliards aux banques pour les sauver. Les banques ont pu continuer de spéculer à une échelle toujours plus grande.

Plutôt que de prêter à ceux qui en ont besoin, y compris pour faciliter la production, les banquiers cherchent à faire du profit, toujours plus et plus vite. Au point qu’aujourd’hui, tous les responsables de la bourgeoisie craignent une nouvelle catastrophe financière, pire encore que la précédente.

Tous ces milliards déversés sur les marchés financiers ont été payés par les populations, auxquelles les États ont imposé des plans d’austérité et des sacrifices toujours plus importants.

La seule politique correspondant aux intérêts de la grande majorité de la société serait d’exproprier les banques et les entreprises financières, sans indemnité ni rachat, et de placer leur activité sous le contrôle de la population.