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Avertissement

Durant la campagne des élections présidentielles de 2012, j'ai représenté les idées de Lutte Ouvrière. J'ai tenu ce blog pour permettre à ceux qui étaient curieux de ma candidature de mieux connaitre les idées que je défendais. Les élections nous ont permis de nous exprimer et je me suis fait un peu connaître. Bien des gens ont pu se rendre compte que les idées qu'Arlette Laguiller avait défendues à l'occasion de nombreuses élections dans le passé étaient toujours bien vivantes.

Comme je n'ai cessé de le dire pendant ma campagne, quel que soit le gouvernement sorti des urnes, c'est par les luttes sociales et par les grèves que nous, travailleurs, pouvons imposer nos exigences. Seul un mouvement d'ensemble englobant la grande majorité du monde du travail nous permettra d'améliorer notre sort. Alors, mes camarades de Lutte Ouvrière et moi, nous continuons évidemment à défendre nos idées partout où nous vivons et militons : dans les entreprises et dans les quartiers populaires.

Pour suivre toute cette actualité, nos actions, nos prises de positions, lire notre presse ou prendre contact, je vous propose désormais de visiter le site de Lutte Ouvrière.

Nathalie Arthaud

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En Auvergne

Michelin, un grand patron sans scrupule

mercredi 26 octobre 2011

Exploitation

Mardi 25 octo­bre, j’étais en Auvergne. Après être passée à Aurillac, j’ai tenu une réu­nion publi­que, le soir, au Puy-en-Velay. La région, c’est celle de Michelin, une mul­ti­na­tio­nale qui emploie plus de 100 000 sala­riés dans le monde et qui a sa « base », ici, en Auvergne où elle emploie plus de 12 000 tra­vailleurs entre Blazovy et Clermont-Ferrand. Ce trust du pneu­ma­ti­que dégage des mil­lions de béné­fice : 314 mil­lions dis­tri­bués aux action­nai­res en 2010 dont 4,5 rien qu’à son PDG, Rollier, promu à ce titre le patron le mieux rému­néré de l’année.

Et ce même trust impose aux inté­ri­mai­res de Blazovy des condi­tions de tra­vail dignes du 19ième siècle. Par exem­ple, un tra­vailleur en CDD qui avait tra­vaillé six jours du matin s’est vu impo­ser de venir aussi le diman­che pour enchaî­ner ensuite sur sa semaine de tra­vail de cinq jours de nuit. Autre exem­ple, des tra­vailleurs en CDD, en équipe de 14h à 22h, ont été convo­qués pour un test de 8h à midi et ont dû tra­vailler ce jour-là plus de 12 heures.

À Michelin, mais je sais que c’est aussi le cas dans qua­si­ment toutes les gran­des entre­pri­ses du pays, la direc­tion exerce une véri­ta­ble pres­sion pour empê­cher les tra­vailleurs de se décla­rer en acci­dent du tra­vail et cher­che à les camou­fler en arrêts mala­die.

On est bien loin de l’image de l’Auvergne et de ses petits vol­cans. Les mil­liards faits en ven­dant des pneus à tra­vers toute la pla­nète repo­sent sur l’exploi­ta­tion féroce, ici comme par­tout où, dans le monde, Michelin a des usines.



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