Durant la campagne des élections présidentielles de 2012, j'ai représenté les idées de Lutte Ouvrière. J'ai tenu ce blog pour permettre à ceux qui étaient curieux de ma candidature de mieux connaitre les idées que je défendais. Les élections nous ont permis de nous exprimer et je me suis fait un peu connaître. Bien des gens ont pu se rendre compte que les idées qu'Arlette Laguiller avait défendues à l'occasion de nombreuses élections dans le passé étaient toujours bien vivantes.
Comme je n'ai cessé de le dire pendant ma campagne, quel que soit le gouvernement sorti des urnes, c'est par les luttes sociales et par les grèves que nous, travailleurs, pouvons imposer nos exigences. Seul un mouvement d'ensemble englobant la grande majorité du monde du travail nous permettra d'améliorer notre sort. Alors, mes camarades de Lutte Ouvrière et moi, nous continuons évidemment à défendre nos idées partout où nous vivons et militons : dans les entreprises et dans les quartiers populaires.
Pour suivre toute cette actualité, nos actions, nos prises de positions, lire notre presse ou prendre contact, je vous propose désormais de visiter le site de Lutte Ouvrière.
vendredi 20 avril 2012
Je viens donc d’épuiser mon temps « d’égalité de parole » de la campagne officielle par une interview sur Europe 1. J’ai bien conscience que c’est pour moi la « der des ders » et que je ne serai pas invitée de sitôt, en tout cas pour faire de la politique. La conception du pluralisme, pour les grands médias, c’est, sous la contrainte du CSA, au mieux quelques semaines tous les cinq ans !
Depuis plusieurs jours déjà, j’ai dû répondre à toute une série de questions dans le genre : « Et qu’allez-vous faire après ? », « et le boulot, c’est pour quand ? », « quel bilan pouvez-vous tirer de cette expérience ? », ce qui était une façon de m’indiquer clairement que pour moi c’était fini…
Alors oui, sur les grands médias, c’est bel et bien fini, même si quelques invitations tomberont de temps en temps, ici ou là. Nous allons globalement disparaître des médias. Eh bien, ce n’est pas grave : demain comme hier, nous saurons nous donner les moyens militants pour défendre nos idées.
Je vais, bien sûr, continuer à être porte-parole de Lutte Ouvrière et ce n’est pas parce que je serai moins invitée dans les médias que je vais chômer. Comme tous mes camarades, je prépare les élections législatives et la fête annuelle de Lutte Ouvrière.