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Avertissement

Durant la campagne des élections présidentielles de 2012, j'ai représenté les idées de Lutte Ouvrière. J'ai tenu ce blog pour permettre à ceux qui étaient curieux de ma candidature de mieux connaitre les idées que je défendais. Les élections nous ont permis de nous exprimer et je me suis fait un peu connaître. Bien des gens ont pu se rendre compte que les idées qu'Arlette Laguiller avait défendues à l'occasion de nombreuses élections dans le passé étaient toujours bien vivantes.

Comme je n'ai cessé de le dire pendant ma campagne, quel que soit le gouvernement sorti des urnes, c'est par les luttes sociales et par les grèves que nous, travailleurs, pouvons imposer nos exigences. Seul un mouvement d'ensemble englobant la grande majorité du monde du travail nous permettra d'améliorer notre sort. Alors, mes camarades de Lutte Ouvrière et moi, nous continuons évidemment à défendre nos idées partout où nous vivons et militons : dans les entreprises et dans les quartiers populaires.

Pour suivre toute cette actualité, nos actions, nos prises de positions, lire notre presse ou prendre contact, je vous propose désormais de visiter le site de Lutte Ouvrière.

Nathalie Arthaud

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Communiqué

Communiqué de Lutte Ouvrière du 17 juin à 21h concernant le 2e tour des élections législatives

dimanche 17 juin 2012

Hollande a donc la majo­rité par­le­men­taire qu’il vou­lait. Le Parti socia­liste a même, à lui seul, la majo­rité abso­lue à l’Assemblée natio­nale. Entre la pré­si­dence de la République, le gou­ver­ne­ment, l’Assemblée natio­nale et le Sénat, il a donc la tota­lité des pou­voirs poli­ti­ques dans le cadre des ins­ti­tu­tions.

Les tra­vailleurs n’ont pour­tant pas à se faire d’illu­sions.

La gauche ne se ser­vira pas de ce pou­voir pour pro­té­ger les tra­vailleurs, les sala­riés, les cou­ches popu­lai­res, dans cette période de crise. Avec la fin de la cam­pa­gne électorale, s’achève même le temps des quel­ques gestes sym­bo­li­ques qui ont pré­cédé le deuxième tour des légis­la­ti­ves.

Non seu­le­ment le futur gou­ver­ne­ment lais­sera les mains tota­le­ment libres au grand patro­nat pour licen­cier, pour fermer des entre­pri­ses consi­dé­rées comme non ren­ta­bles, pour abais­ser les salai­res, mais il pren­dra lui-même des mesu­res d’aus­té­rité qui, même déci­dées par la gauche, vise­ront les clas­ses popu­lai­res tout autant que les mesu­res d’aus­té­rité de la droite.

Il ne peut pas en être autre­ment dans le cadre des ins­ti­tu­tions étatiques qui sont en place pour servir les inté­rêts de la bour­geoi­sie et avant tout de ses cou­ches les plus riches.

Dans cette période de crise de l’économie capi­ta­liste, plus que jamais les inté­rêts des exploi­teurs capi­ta­lis­tes et ceux des sala­riés exploi­tés sont tota­le­ment oppo­sés. Préserver les pro­fits, les reve­nus du capi­tal, c’est aggra­ver les condi­tions d’exis­tence des sala­riés.

Cette aggra­va­tion n’est cepen­dant pas une fata­lité. La classe ouvrière a les moyens de s’y oppo­ser par ses luttes col­lec­ti­ves. Ces luttes que l’avi­dité du grand patro­nat finira par déclen­cher ne pour­ront être plei­ne­ment effi­ca­ces que si les tra­vailleurs pren­nent cons­cience que leurs inté­rêts s’oppo­sent com­plè­te­ment à ceux de la grande bour­geoi­sie. Ils ont le droit de mettre en avant les objec­tifs indis­pen­sa­bles pour pré­ser­ver leur emploi et le pou­voir d’achat de leur salaire, leur seul moyen d’exis­tence, quoi qu’en disent les hommes poli­ti­ques qui ser­vent l’ordre capi­ta­liste.

Pour résor­ber le chô­mage, il faut impo­ser la répar­ti­tion du tra­vail entre tous sans dimi­nu­tion de salaire et l’inter­dic­tion des licen­cie­ments col­lec­tifs. Pour pré­ser­ver le pou­voir d’achat, il faut l’indexa­tion auto­ma­ti­que des salai­res et des retrai­tes sur les prix, l’échelle mobile des salai­res.

Les élections ter­mi­nées, ces objec­tifs vitaux res­tent à impo­ser. Ils sont incontour­na­bles pour empê­cher le grand patro­nat et les ban­quiers, avec la col­la­bo­ra­tion du gou­ver­ne­ment, de pous­ser vers la pau­vreté une partie crois­sante de la classe sociale dont le tra­vail fait tour­ner l’économie. À la bour­geoi­sie et à ses porte-parole poli­ti­ques qui, de la droite à la gauche, invo­quent le manque de moyens du fait de la crise ou le mon­tant de la dette publi­que, il faut oppo­ser l’exi­gence de rendre publics et contrô­la­bles les comp­tes de toutes les entre­pri­ses, de toutes les ban­ques. Seule la fin du secret des affai­res pour­rait dévoi­ler clai­re­ment que les licen­cie­ments, les sacri­fi­ces sur les salai­res et les retrai­tes, ne sont pas iné­vi­ta­bles. Pas plus que ne sont iné­vi­ta­bles les coupes clai­res dans les dépen­ses des ser­vi­ces publics les plus indis­pen­sa­bles aux clas­ses popu­lai­res. Ils résul­tent du choix de pri­vi­lé­gier les reve­nus du capi­tal au détri­ment des tra­vailleurs et de l’inté­rêt de la col­lec­ti­vité.

Lutte Ouvrière n’a pas besoin de dépu­tés pour conti­nuer à agir dans les entre­pri­ses, dans les quar­tiers popu­lai­res, afin de pro­pa­ger ce pro­gramme de lutte et cette cons­cience de classe. Elle conti­nuera à œuvrer pour la cons­truc­tion d’un parti repré­sen­tant les inté­rêts maté­riels et poli­ti­ques de la classe ouvrière, un parti qui ne cher­che pas à s’inté­grer dans les ins­ti­tu­tions poli­ti­ques de la bour­geoi­sie mais qui les com­batte, avec pour objec­tif le ren­ver­se­ment du pou­voir de la bour­geoi­sie et son expro­pria­tion.

Nathalie Arthaud



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