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Avertissement

Durant la campagne des élections présidentielles de 2012, j'ai représenté les idées de Lutte Ouvrière. J'ai tenu ce blog pour permettre à ceux qui étaient curieux de ma candidature de mieux connaitre les idées que je défendais. Les élections nous ont permis de nous exprimer et je me suis fait un peu connaître. Bien des gens ont pu se rendre compte que les idées qu'Arlette Laguiller avait défendues à l'occasion de nombreuses élections dans le passé étaient toujours bien vivantes.

Comme je n'ai cessé de le dire pendant ma campagne, quel que soit le gouvernement sorti des urnes, c'est par les luttes sociales et par les grèves que nous, travailleurs, pouvons imposer nos exigences. Seul un mouvement d'ensemble englobant la grande majorité du monde du travail nous permettra d'améliorer notre sort. Alors, mes camarades de Lutte Ouvrière et moi, nous continuons évidemment à défendre nos idées partout où nous vivons et militons : dans les entreprises et dans les quartiers populaires.

Pour suivre toute cette actualité, nos actions, nos prises de positions, lire notre presse ou prendre contact, je vous propose désormais de visiter le site de Lutte Ouvrière.

Nathalie Arthaud

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Chapeau aux travailleurs de la sûreté aérienne en grève !

mardi 27 décembre 2011

Travailleurs en lutte

La grève des agents de sûreté s’est ter­mi­née sur l’obten­tion d’une prime annuelle de 1000 €. C’est loin des 200 € d’aug­men­ta­tion de salaire de base qui étaient reven­di­qués et cette prime est assor­tie de condi­tions telles que tous les sala­riés n’y auront pas droit inté­gra­le­ment. Les gré­vis­tes n’ont donc pas obtenu entière satis­fac­tion, mais leur lutte montre qu’il est tou­jours plus effi­cace de se battre que de bais­ser les bras.

Et au-delà de cette avan­cée maté­rielle – qui abou­tit pour cer­tains pres­que à un 13e mois – cette lutte est une vic­toire morale arra­chée face à un patro­nat arro­gant et un gou­ver­ne­ment aux ordres des patrons.

Que n’a-t-on pas entendu à propos de leur grève ! « Preneurs d’otages », « pri­vi­lé­giés », « enfants gâtés », a répété la cho­rale bien orches­trée des patrons et du gou­ver­ne­ment. Eh bien oui, n’en déplaise à tous ces gens-là, le kéro­sène ne suffit pas. Sans les tra­vailleurs, aucun avion ne peut décol­ler et rien ne peut fonc­tion­ner dans la société.

Tout a été bon pour essayer de casser la grève : le défilé des minis­tres au ton plein de morgue, les mena­ces de licen­cie­ment ou de perte de l’agré­ment pré­fec­to­ral qui permet de tra­vailler dans les zones aéro­por­tuai­res sécu­ri­sées ; même des CRS en grand uni­forme sur les postes de contrôle.

Les employeurs n’ont pas ménagé leur peine pour empê­cher la grève de s’étendre. Les mêmes qui inter­di­sent aux sala­riés de mâcher un che­wing-gum pen­dant les heures de tra­vail, sont allés gra­cieu­se­ment porter des pizzas aux non-gré­vis­tes. Pour rem­pla­cer les gré­vis­tes, ils sont même allés cher­cher… les CDD qu’ils avaient licen­ciés aupa­ra­vant.

Malgré tout, la grève a tenu bon. Elle a réuni dans une lutte com­mune des sala­riés que bien des choses divi­saient, en pre­mier lieu le fait qu’ils n’avaient pas les mêmes patrons. Elle a uni les sala­riés à temps par­tiel à ceux à plein temps, elle a uni des anciens aux très jeunes, les femmes aux hommes, der­rière une seule et même reven­di­ca­tion. C’était une lutte fière, où chacun était cons­cient de se battre pour obte­nir le res­pect et récla­mer son dû.

Alors, je tiens à dire aux gré­vis­tes qu’ils ont rem­porté une vic­toire morale sur le patro­nat. Et nul doute que cette lutte ser­vira d’exem­ple à de nom­breux tra­vailleurs.



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