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Avertissement

Durant la campagne des élections présidentielles de 2012, j'ai représenté les idées de Lutte Ouvrière. J'ai tenu ce blog pour permettre à ceux qui étaient curieux de ma candidature de mieux connaitre les idées que je défendais. Les élections nous ont permis de nous exprimer et je me suis fait un peu connaître. Bien des gens ont pu se rendre compte que les idées qu'Arlette Laguiller avait défendues à l'occasion de nombreuses élections dans le passé étaient toujours bien vivantes.

Comme je n'ai cessé de le dire pendant ma campagne, quel que soit le gouvernement sorti des urnes, c'est par les luttes sociales et par les grèves que nous, travailleurs, pouvons imposer nos exigences. Seul un mouvement d'ensemble englobant la grande majorité du monde du travail nous permettra d'améliorer notre sort. Alors, mes camarades de Lutte Ouvrière et moi, nous continuons évidemment à défendre nos idées partout où nous vivons et militons : dans les entreprises et dans les quartiers populaires.

Pour suivre toute cette actualité, nos actions, nos prises de positions, lire notre presse ou prendre contact, je vous propose désormais de visiter le site de Lutte Ouvrière.

Nathalie Arthaud

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Communiqué

Communiqué de Lutte Ouvrière du 6 mai 2012

dimanche 6 mai 2012

L’électorat popu­laire qui, dans sa majo­rité, vou­lait se débar­ras­ser de Sarkozy, peut se réjouir d’avoir contri­bué à sa chute. Les motifs de satis­fac­tion s’arrê­tent cepen­dant là. Le pré­si­dent des riches a été contraint de partir mais le nou­veau pré­si­dent n’est pas pour autant le pré­si­dent des pau­vres.

Sarkozy parti, res­tent les maî­tres de l’économie et de la société : le grand patro­nat, les ban­quiers, les grands grou­pes indus­triels et finan­ciers, qui ont fait la pluie et le beau temps sous la pré­si­dence de Sarkozy. Comme ils l’ont fait sous celle de ses pré­dé­ces­seurs, et comme ils conti­nue­ront à le faire sous celle de son suc­ces­seur.

C’est à cette puis­sance-là que les tra­vailleurs auront à s’oppo­ser s’ils veu­lent défen­dre leurs condi­tions d’exis­tence contre les licen­cie­ments, le chô­mage et l’abais­se­ment de leur niveau de vie. L’élection de Hollande à la pré­si­dence de la République ne per­met­tra pas aux tra­vailleurs d’économiser une seule lutte.

En occu­pant la pré­si­dence de la République, après avoir obtenu la majo­rité au Sénat et avant une pro­ba­ble majo­rité à l’Assemblée natio­nale, le Parti socia­liste aura tous les pou­voirs ins­ti­tu­tion­nels. Mais les tra­vailleurs ont toutes les rai­sons de ne pas lui faire la moin­dre confiance et ils n’accep­te­ront pas que conti­nuent les licen­cie­ments, l’aggra­va­tion du chô­mage et la dégra­da­tion de leurs condi­tions d’exis­tence.

Lutte Ouvrière, pour sa part, sera pré­sente dans les élections légis­la­ti­ves à venir, afin que l’oppo­si­tion poli­ti­que au pou­voir socia­liste ne vienne pas seu­le­ment de la droite, mais de femmes et d’hommes qui sont du côté des inté­rêts du monde du tra­vail et n’accep­tent pas qu’ils soient bradés.

Nathalie Arthaud



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