Avec les travailleurs de Vivarte

10 Avril 2017

Vendredi 7 avril, j’ai apporté ma solidarité aux travailleurs de Vivarte rassemblés devant le siège social du groupe à Paris. Philippe Poutou y était aussi et, puisque le JDD a inventé un tissu de mensonges à ce propos, je précise que nous nous retrouvons souvent dans ce genre de circonstances car nous menons des combats similaires et qu’il n’y a que des journalistes obsédés par le cirque électoral pour penser que nous nous considérons comme des adversaires !

Dans les différentes enseignes de ce groupe, (NafNaf, la Halle, André, San Marina…) des centaines d’emplois sont menacés. Entre 2015 et 2016, Vivarte a déjà fermé près de 300 magasins et supprimé plus de 3 600 emplois parce que le fond d’investissement qui a racheté le groupe dit perdre de l’argent. Dans le même temps, en 2016 Vivarte a touché 14 millions d'euros au titre du CICE et réalise quand même 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Il sait d’ailleurs trouver de l’argent quand il se sépare de ses PDG, puisque l’un deux ayant quitté le groupe en octobre 2015 serait parti, selon les informations du Parisien avec un chèque de trois millions d’euros !

Il est certains que ce ne sont pas les salaires des employés et des gérants de magasins qui ont mis le groupe en difficulté car ils sont au minimum du minimum. Alors où est passé l’argent ? Par quelles manœuvres Vivarte a siphonné les trésoreries de ces différentes enseignes ? Voilà ce que tous les salariés seraient en droit de savoir !

De façon générale, tous les salariés devraient pouvoir connaître ce que devient le fruit de leur travail. Car à écouter les dirigeants, il n’y a jamais d’argent pour les salaires, les emplois ou pour investir mais au final ils assurent des millions et des millions aux grands actionnaires.

La réalité est que cet argent nous échappe. Il va dans les mains d’une minorité de capitalistes qui jouent au Monopoly avec nos vies, nos emplois, et avec nos salaires. « Et avec notre santé » a ajouté une travailleuse présente au rassemblement.

Alors oui, la situation des salariés de Vivarte ne peut que nous conforter dans la nécessité de mettre en avant l’interdiction des licenciements et le droit pour les travailleurs de divulguer toutes les informations dont ils disposent pour faire la transparence sur les décisions et les comptabilités des entreprises.

Ce sont des objectifs que l’ensemble de la classe ouvrière doit reprendre et imposer collectivement, sans quoi beaucoup de travailleurs se retrouveront mis au pied du mur comme le sont aujourd’hui les salariés de Vivarte, mais aussi ceux de Mim, de Madrange et de nombre d’autres entreprises.   

Alors je tenais à leur dire « Bravo pour votre lutte ». Elle ne peut que conforter le combat que nous avons tous à mener.