Femmes, travailleuses, manifestons-nous !

08 Mars 2017

Nous sommes le 8 mars. C’est la journée internationale des femmes. A ne pas confondre avec la fête des mères… comme certains patrons le font en offrant un bouquet de fleurs ou une séance de manucure à leurs salariés femmes !

Aujourd’hui affirmons haut et fort que nous avons besoin d’augmentations de salaire, de CDI, de temps complets et de facilités d’emploi du temps. Car n’en déplaise à ceux qui veulent l’édulcorer, le véritable esprit de cette journée doit être un esprit de lutte.

Le 8 mars, journée internationale des femmes, fait partie du meilleur des traditions du mouvement ouvrier. A l’origine, il s’agissait d’une journée de mobilisation, de grèves et de manifestations organisée par le mouvement socialiste révolutionnaire contre le pouvoir et le patronat, sur le modèle du 1er mai.

C’est cette journée, le 8 mars 1917, que les ouvrières du textile de Petrograd choisirent pour se mettre en grève. Une grève qui fut le point de départ de la révolution russe. Autant dire que l’esprit de cette journée était aux antipodes des discours et des hommages hypocrites que nous servent aujourd’hui gouvernement et médias.

Le problème n’est pas le nombre de femmes PDG, milliardaires ou ministres. L’émancipation des femmes ne se mesure pas à cela ! Une des premières fortunes de France est une femme, Madame Bettencourt. Elle est actionnaire principal de L’Oréal, elle possède plus de 30 milliards d’euros de patrimoine. Qu’est-ce que cela change pour l’écrasante majorité des femmes à commencer par celles qui travaillent dans les usines ou les laboratoires ou les magasins de cosmétiques ? Rien.

Chômage, temps partiels imposés, boulots mal payés, les femmes des classes populaires sont les premières frappées par la crise et par les attaques patronales et gouvernementales. Avec des salaires inférieurs de 20 % à ceux des hommes, des retraites inférieures de 40 %, les femmes forment la moitié la plus exploitée de la classe ouvrière et elles sont en première ligne de l’exploitation et de la précarité. C’est en restant fidèle à l’esprit de lutte du 8 mars que la cause des femmes avancera de nouveau.