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Avertissement

Durant la campagne des élections présidentielles de 2012, j'ai représenté les idées de Lutte Ouvrière. J'ai tenu ce blog pour permettre à ceux qui étaient curieux de ma candidature de mieux connaitre les idées que je défendais. Les élections nous ont permis de nous exprimer et je me suis fait un peu connaître. Bien des gens ont pu se rendre compte que les idées qu'Arlette Laguiller avait défendues à l'occasion de nombreuses élections dans le passé étaient toujours bien vivantes.

Comme je n'ai cessé de le dire pendant ma campagne, quel que soit le gouvernement sorti des urnes, c'est par les luttes sociales et par les grèves que nous, travailleurs, pouvons imposer nos exigences. Seul un mouvement d'ensemble englobant la grande majorité du monde du travail nous permettra d'améliorer notre sort. Alors, mes camarades de Lutte Ouvrière et moi, nous continuons évidemment à défendre nos idées partout où nous vivons et militons : dans les entreprises et dans les quartiers populaires.

Pour suivre toute cette actualité, nos actions, nos prises de positions, lire notre presse ou prendre contact, je vous propose désormais de visiter le site de Lutte Ouvrière.

Nathalie Arthaud

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30. Notre programme,
nos positions

Dernier ajout : 2 mars 2012.

On me reproche parfois de ne pas avoir de programme pour cette élection. Ceux qui font cette critique ne se trompent pas tout à fait, dans le sens où je n’ai pas un programme réalisable dans le cadre d’une élection, à supposer même que j’y obtienne un nombre de voix important.

Même si une communiste révolutionnaire était élue à la présidence de la République, bien des points de son programme ne pourraient être réalisés que par une mobilisation ouvrière puissante, capable d’ébranler, voire d’abattre le mur de l’argent.

Les candidats qui ont une chance d’être présents au deuxième tour défendent des propositions acceptables par la bourgeoisie. Et encore, bien souvent, il arrive qu’une fois confrontés à la réalité du pouvoir ils renient même le peu qu’ils avaient promis.

La bourgeoisie veut faire payer aux exploités le prix de sa crise économique. Le programme que je veux populariser lors de cette élection a pour ambition de répondre à cette catastrophe.

Pour les travailleurs, pour les salariés qui ne disposent que de leur force de travail pour vivre, il y a deux choses essentielles à défendre dans cette crise : ce sont leur emploi et leur salaire. Mais imposer ces deux garanties vitales à la bourgeoisie, au grand patronat, nécessite d’établir un rapport de force entre la bourgeoisie et les exploités qui n’existe pas aujourd’hui. Ce rapport de force ne résultera pas du nombre de suffrages obtenus par quelque candidat que ce soit. Il ne peut être imposé que par des luttes sociales, massives, déterminées et conscientes.

C’est bien pourquoi je parle de programme de lutte, et pas de programme électoral.

Ce programme s’articule autour de trois idées :

  • pour mettre fin au chômage, il faut imposer au grand patronat l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire ; il faut imposer à l’État des embauches dans les services publics déjà existants ou encore à créer, utiles à toute la population ;
  • pour assurer un pouvoir d’achat convenable pour tous, il faut imposer l’augmentation de tous les salaires et de toutes les retraites et pensions. Il faut garantir ce pouvoir d’achat par l’indexation automatique des salaires, retraites et pensions sur le coût de la vie, mesuré par la population travailleuse elle-même ;
  • pour démontrer que tout cela est possible, réaliste, et que la classe capitaliste peut en assurer le financement sans même se retrouver sur la paille, il faut imposer le contrôle des travailleurs sur les entreprises industrielles et bancaires, en commençant par supprimer le secret des affaires.

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