Après avoir repris le travail et mon rythme de vie habituel, me voilà lancée, avec tous mes camarades, dans une nouvelle campagne : celle des législatives. Dans chaque circonscription de métropole, il y aura un ou une camarade de Lutte Ouvrière qui continuera de populariser le programme de lutte pour les travailleurs que j’ai défendu pendant la présidentielle : l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire, l’indexation des salaires et des retraites (...)
Au lendemain de l’élection de Hollande, je constate qu’au-delà du sentiment de satisfaction générale de s’être débarrassé de Sarkozy, il n’y a guère d’enthousiasme ni beaucoup d’illusions. Il faut dire que, dans cette campagne, Hollande n’a guère cherché à faire rêver, c’est le moins que l’on puisse dire... Et surtout, il ne s’est engagé à rien vis-à-vis des travailleurs. Pendant la campagne, Hollande, a été interpellé sur les plans de licenciement qui risquent de tomber après les élections. Il a répondu « je ne (...)
On ne peut qu’être écœuré par Sarkozy qui reprend à son compte tous les mensonges de Le Pen sur l’immigration, qui hurle à l’idée de donner le droit de vote aux étrangers et de régulariser les sans-papiers. C’est un déni de droits révoltant. Une façon aussi de creuser un fossé artificiel entre les travailleurs, qui travaillent et vivent ensemble. Et je n’aurai de cesse de le dénoncer. Mais la question « y a-t-il trop d’étrangers en France ? » a été posée à François Hollande à de multiples reprises. Jamais il (...)
On m’a beaucoup fait dire, à tort, que les élections ne servaient à rien. Ce que j’ai toujours rectifié, en expliquant que les élections ne pouvaient pas servir à changer la vie des travailleurs, mais qu’elles servaient à s’exprimer. Autant dire que nous ne sommes pas indifférents aux résultats, qui mesurent en partie ce que pensent les travailleurs. Le plus inquiétant, dans les résultats, est le pourcentage de voix obtenues par Marine Le Pen. Il atteste du renforcement de l’extrême droite dans (...)
Je viens donc d’épuiser mon temps « d’égalité de parole » de la campagne officielle par une interview sur Europe 1. J’ai bien conscience que c’est pour moi la « der des ders » et que je ne serai pas invitée de sitôt, en tout cas pour faire de la politique. La conception du pluralisme, pour les grands médias, c’est, sous la contrainte du CSA, au mieux quelques semaines tous les cinq ans ! Depuis plusieurs jours déjà, j’ai dû répondre à toute une série de questions dans le genre : « Et qu’allez-vous faire (...)