Sans la couverture médiatique offerte auxdits « grands candidats », je continue mes déplacements. Dimanche dernier j’ai pris la parole à l’occasion du banquet annuel de Corbeil, la ville de la Snecma et de… Dassault.

L'originalité de Corbeil-Essonnes réside dans le fait que Dassault, une des premières fortunes du pays a tenu à occuper lui-même la place de maire. Dans la plupart des grandes villes, la bourgeoisie délègue cette place à un personnel politique formaté. À Corbeil, Dassault a payé de sa personne et de sa… fortune.

Le mouvement a regonflé beaucoup de travailleurs. J’en ai des échos à chaque déplacement. Plusieurs camarades m’ont raconté leur venue à Paris le 14 juin à l’occasion de la manifestation nationale avec plusieurs de leurs collègues. Tous ceux qui y ont participé ont eu le sentiment d’une manifestation réussie. Une telle manifestation, « ça donne une pêche terrible ! » comme a dit l’un d’eux.

Lors de ces premières réunions, j’ai pu expliquer que si nous participons à ces élections, nous sommes hors du jeu électoral des partis traditionnels. Leurs leaders, de Marine Le Pen à Hollande en passant par Sarkozy, Juppé et tous leurs outsiders, jusqu’à Mélenchon, visent tous à être au pouvoir pour gérer les affaires des capitalistes. Tous prétendent que si on vote pour eux « ça changera ». Mais aussi arrogants qu’ils peuvent être, ils ne seront au bout du compte que des larbins du grand patronat.