Le mouvement a regonflé beaucoup de travailleurs. J’en ai des échos à chaque déplacement. Plusieurs camarades m’ont raconté leur venue à Paris le 14 juin à l’occasion de la manifestation nationale avec plusieurs de leurs collègues. Tous ceux qui y ont participé ont eu le sentiment d’une manifestation réussie. Une telle manifestation, « ça donne une pêche terrible ! » comme a dit l’un d’eux.

Lors de ces premières réunions, j’ai pu expliquer que si nous participons à ces élections, nous sommes hors du jeu électoral des partis traditionnels. Leurs leaders, de Marine Le Pen à Hollande en passant par Sarkozy, Juppé et tous leurs outsiders, jusqu’à Mélenchon, visent tous à être au pouvoir pour gérer les affaires des capitalistes. Tous prétendent que si on vote pour eux « ça changera ». Mais aussi arrogants qu’ils peuvent être, ils ne seront au bout du compte que des larbins du grand patronat.

De même que mes camarades partent sur les routes pour des caravanes d’été où ils cherchent à discuter en s’installant sur les places publiques, j’ai prévu de mettre à profit ces vacances pour me rendre dans une quinzaine de villes et y rencontrer les camarades qui feront campagne et tous ceux qui voudront nous aider. J’ai commencé cette tournée le 12 juillet. Je suis allée dans l’Ain, dans l’Aisne et en Alsace. C’est au milieu de cette première série de réunions qu’a eu lieu l’attentat de Nice.

Je commence ce blog ces jours-ci, mais pour moi, la campagne a démarré lorsque j’ai rendu visite à nos camarades de la Réunion à l’occasion des vacances de printemps. Comme ma candidature avait été rendue publique un mois auparavant et que je venais pour la première fois dans l’île, les médias m’ont beaucoup sollicitée.

Mon blog de campagne

04 Juillet 2016

Choisie par mes camarades lors de notre dernier congrès pour être candidate à l’élection présidentielle, je commence ce blog pour permettre à ceux qui le souhaitent de suivre mes déplacements et mes interventions tout au long de la campagne électorale. De fait, la présidentielle joue sur la personnalisation. On s’y plie. Mais ce n’est pas du tout notre conception de la politique. Nous défendons au contraire l’idée que seule la participation active, collective de la grande masse des travailleurs peut changer les choses en inversant le rapport de force avec le patronat.